Billet d'humeur

Quand le marketing oublie que ses clients ne sont pas des marketeux, experts en RGPD

“Bip bip, vous avez un nouveau message”

“Tululut, vous avez un nouveau message”

“Ding, dong, vous avez un nouveau message”

 

Ces dernières semaines, vous avez dû, comme moi, être noyés sous les emails de tous les sites, réseaux sociaux et autres logiciels que vous utilisez, pour vous avertir qu’ils avaient mis à jour leurs CGV / politique de confidentialité / politique de cookies… vous invitant  à “reconfirmer” votre consentement à vous faire spammer.

Ce qui m’a marqué, c’est que le RGPD n’est pas toujours abordé de la même manière : parfois il fallait cliquer sur un call-to-action, parfois on était juste informé du changement de leur “CGV”. On passera sur le fait que ces emails ont sûrement été écrit à la vite (mon dieu, les fautes).  J’ai même reçu un email de demande de consentement alors que je me suis désabonnée en décembre 2017 (j’avais envoyé spécifiquement un email).

Mais  ce qui m’a le plus marqué, c’est l’emploi de terme technique et du mot “RGPD” à outrance, dès le sujet de l’emailing.

Quand les marketeux se trompent de cibles

Etant en congé à ce moment là, j’ai vraiment reçu les emails en mode “out the office”. Et je me suis dit “j’ai fait la même erreur”. Oui, nous avons adressé nos clients comme s’ ils avaient un bac+18 en RGPD.

“RGPD, ton univers impitoyable”

“LE RGPD arrive”

“RGPD – Et si nous restions ensemble après le 25mai”

Nous avons eu la chance d’être informé, pour notre bien-être évidemment, de la mise à jour de :

  • politique de confidentialité,
  • conditions générales de ventes,
  • d’une toute nouvelle politique de confidentialité cookies.

Mais à qui pensez-vous donc parler ? Dans mon entourage, j’ai différents corps de métier ; mon père est garagiste, mon cousin électricien, ma voisine est secrétaire, mon partenaire d’aïkido est boulanger… Segmentez votre base ! Le RGPD demande plus de transparence, et la simplification des termes. Son approbation doit être claire, simple et compréhensible. Bingo, c’est perdu.

Lorsqu’on recherche un consentement, dans une opération emailing aussi “casse-gueule” que le RGPD, c’est bien dommage de ne pas respecter sa cible.

Quand les marketeux se trompent de messages

Mais les services marketing ont-ils compris le RGPD ? Selon Benoît De Nayer, Founder et Chief Product Officer chez ACTITO la plupart de ces e-mails ont été écrits sans avoir été analysés par un juriste. Et tous les messages passent à côté de l’essentiel ; non le RGPD ne demande pas de « réoptimiser » vos bases de données !

En B2B, il n’y a pas besoin de consentement préalable pour traiter des données et adresser des e-mails de prospection à des entreprises. Les entreprises, personnes morales, étant nécessairement représentées par des personnes physiques, il est donc possible d’adresser des e-mails de prospection au titulaire d’une adresse nom.prénom@société.com.

En B2C,

– Soit vous disposez d’un consentement spécifique du consommateur pour l’envoi de communications marketing par e-mail, et rien dans le RGPD ne vous interdit de continuer à vous fonder sur ce consentement.

– Soit votre contact a acheté un bien / un service et vous vous fondez sur cet achat pour adresser au consommateur des e-mails qui portent sur des produits ou services similaires à ceux qu’il a acquis.

 

Le 25 mai 2018 restera en mémoire comme un véritable raté marketing. A bon entendeur !

J’ai trouvé il y a quelques années mon chemin et une passion pour l’inbound marketing en voie 9¾

♥️ Voyages en 2cv | ♥️ Aïkido | ♥️ DIY & Craft

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